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Mapaul
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25-04-2008 12:58
Alors là...De la rigueur des chiffres !!! Peut-on en rire ?!! Ouiche, plein pot et avec des petites flammes en plus.
Les scientifiques sont-ils rigoureux ? On l'espérait, on est déçus ? Les statisticiens sont-ils rigoureux ? On aurait pu répondre oui fut un temps...ça n'a pas duré longtemps finalement...
Pff, les sciences dures, aussi molles que les...non, je ne ferais pas de comparaison déplacée.
Y'a pas que l'interprétation des résultats scientifiques qui peut être douteuse, y'a aussi les résultats eux-mêmes...
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Marie
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25-04-2008 12:23
C'est ce que je voulais pointer par cet article.
J'étais partie toute remontée à dénoncer cette injustice, et je me voyais plutôt élégante en liberté guidant le peuple. Et voilà que je trouve un constat avec lequel je suis entièrement d'accord, celui de nous préserver de donneurs chez qui les chiffres d'infection grimpent, tout en restant contrariée par une élimination systématique des homosexuels des dons.
C'est ce qui me laisse perplexe. D'abord parce que je n'ai aucune connaissance des statistiques médicale, et que de manière générale je me méfie des statistiques et de leurs interprétations. Les chiffres sont des outils qui malgré leur rigueur permettent de multiples appréciations.
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Mapaul
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25-04-2008 12:22
Oui, Fil, bien argumenté. Et merci Marie pour ton "teaser" (comme tu dirais) Et tout à coup, deux questions viennent m'interroger brutalement, ou plutôt non, une constatation et une question : - on exclu TOUS les voyageurs et touristes qui auraient l'idée de venir donner leur sang en France, pour peu qu'ils aient voyagé dans un pays à risque, dans les deux mois précédant la volonté de don, - La question qui m'interroge, tout en me mettant en point d'interrogation, question bête sans doute : les lesbiennes, elles sont exclues aussi de la possibilité de donner leur sang ? (ça fait trop longtemps que j'ai pas pu y aller que je ne sais fichtrement pas quelle réponse me donner) - Ce sont TOUS les homosexuels masculins ou TOUS les homosexuels qui sont exclus ?
Dernière modification par Mapaul (25-04-2008 12:37)
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filouc...
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25-04-2008 12:14
Je comprends bien tous ces arguments, et le principe de précaution..., mais quand on t'exclu pour cause de voyages dans certaines contrées, on exlue pas tous les touristes et voyageurs. Alors qu'on exclue tous les homosexuels sans condition, du fait de comportements sexuels de certains. Et sur le plan comportemental, la majorité des Gays et Lesbiennes ne sont pas plus à risque que la majorité des Hétérosexuels... et on exclue pas les hétéro sous prétexte qu'une partie d'entre eux ont des vies doubles, court le guilledoux ou les prostituées sans précaution, ont des relations multiples ou bisexuelles etc... Il y a donc bien un choix sociétal, comme pendant longtemps, il y a eu le choix de parler du cancer gay alors que les autorités savaient (et nous les premiers) que tout le mode était concerné. J'ai des amis hétéro qui avec le temps oublient que mes conseils de l'époque les a éveillés plus tôt et ont sans doute contribués à réduire les risques pris par leurs adolescents.
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Mapaul
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25-04-2008 11:36
Je prendrais fait et cause pour le principe de précaution.
Moi qui n'ait pu, pendant bien longtemps, donner mon sang, pour cause de longs séjours en Amérique latine ou dans des pays considérés à risque d'un point de vue sanitaire, je ne peux m'imaginer me vexer ou trouver discriminatoire une mesure qui vise simplement à protéger des personnes auxquelles j'aurais souhaité, par ailleurs, apporter une possibilité de survie...
Ben, enfin, c'est mon point de vue...
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ZEUGMA
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25-04-2008 09:42
Exclure les homosexuels masculins des donneurs de sang est-il vraiment choquant quand on sait qu'ils sont encore et toujours le premier groupe à risque et qu'il y a "relaps" ? Personnellement, je ne le pense pas.
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Marie
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24-04-2008 11:56
Après avoir vu une campagne pour le don du sang, je me renseigne sur le net quand aux avancées des autorités vis à vis de la population gay. Je vous fait partager ma découverte, et pour le moment je suis perplexe...
Homosexualité et don de sang : du neuf mardi 29 janvier 2008 à 21:13
Les homosexuels masculins restent toujours exclus du don de sang.
Il y a quelques semaines, je m'interrogeais ici même sur l'opportunité d'une décision prêtée à Mme Bachelot-Narquin par Jean-Luc Roméro. La ministre de la santé était censée annoncer que la France allait lever la recommandation excluant les homosexuels du don de sang. Annonce supposée être faite au moment même où les chiffres actualisés de l'épidémie montraient que l'infection par le virus VIOH ne diminuait pas, bien au contraire, chez les homosexuels masculins
(billet du 29/11/07 : Homosexualité et don de sang : la ministre la santé et la santé publique.)
Je suis en mesure de vous préciser aujourd'hui que le ministère ne reviendra pas sur la position qui est celle de tous les pays occidentaux et de l'OMS. Il est toujours demandé aux homosexuels de ne pas donner leur sang. Les risques potentiels, liés à la période "silencieuse" de la contamination, cette fenêtre de deux semaines environ, font que le seul pays qui soit revenu en arrière, le Danemark, à du y renoncer après un cas de contamination avéré.
En revanche, la haute autorité de lutte contre les discriminations, la HALDE a demandé que soit modifié le questionnaire préalable au don de sang. Dans sa formulation, ce questionnaire avait un caractère de discrimination envers les personnes homosexuelles.
Au sens strict, donner son sang n'est pas une obligation ni un droit. Refuser un donneur n'est pas juridiquement donc une forme de discrimination.
Je voudrais rappeler qu'il y a beaucoup d'autres raisons d'être exclu du don de sang, comme un séjour prolongé en Grande-bretagne au début des années 80 ou la prise de traitements au long cours.
Je sais que je vais encore recevoir des commentaires courroucés mais d'un point de vue de santé publique, il n'est pas possible aujourd'hui de faire l'impasse sur la réalité épidémiologique. Même si les modélisations statistiques sont vouées aux gémonies par certains d'entre vous, c'est la seule façon d’établir des scénarios permettant d'aider à la décision.
Et, en l'occurrence, dans un système fragile et toujours convalescent comme l'est la transfusion sanguine en France, on doit minimiser le risque, fût-ce au point de heurter voire de choquer certains.
auteur: Jean Daniel Flaysakier source: http://blog.france3.fr/mon-blog-medical
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