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jackg
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09-05-2008 20:31
Si l'on applique le principe de précaution, alors il faudrait exclure du don toutes les personnes originaires d'Afrique, du Moyen Orient et d'Asie puisque ce sont ces régions où l'épidémie a explosé. Mais c'est quand même beaucoup plus politiquement correct d'exclure tous les homosexuels même s'ils n'ont aucune pratique à risque, que d'exclure tous les Africains, tous les Asiatiques ou tous les Arabes...
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play75...
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26-04-2008 19:45
Perso, j'ai vécu en Angleterre pendant 5 ans. Donc je suis exclu et je ne discute pas cette décision puisque sur la vache folle, il me semble qu'on ne sait quasi rien sauf que c'est en 2010 que ça va commencer à tomber.
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filouc...
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26-04-2008 16:02
Coulis, t"as pas tort sur la hiérarchisation des problèmes et priorités, mais tout de même, cela ne doit pas nous faire "mettre un mouchoir" sur certains points car, comme dit l'autre (qui?), "On ne mendie pas un juste droit, on se bat pour lui"... ;o)
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coulis...
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26-04-2008 11:56
J'ai bien peur qu'on ne retombe dans une histoire de statistiques. Les personnes "responsables" de l'organisation des dons du sang se fient à l'expérience du passé et à des études pour autoriser ou refuser certaines populations. Il y a 35 ans, quelqu'un qui avait été atteint de la syphilis, même une fois soigné, était prié de ne plus donner son sang, pour ce même principe de précaution. Là où je suis d'accord avec toi Filouchet, c'est que les personnes ayant un comportement à risque (homo ou hétéro) devraient d'elles même s'abstenir de donner leur sang, par pure conscience "humaine". Ce n'est peut-être (surement) pas toujours le cas, et on a même vu en termes comportementaux certains "utiliser" le don du sang comme test de dépistage indirect, et je trouve que ça c'est un crime ! Alors comment faire ? Au vu des derniers scandales (sang contaminé, hormone de croissance, ...) je comprends parfaitement que les politiques soient très frileux, et que du coup des populations entières jugées plus à risques soient exclues, même si ça pose des problèmes logistiques aux centres de transfusion sanguine en manque de sang. Je pense aussi qu'il faut savoir se concentrer sur des causes raisonnables et gagnables. Demander une égalité de traitement quand on n'a pas (globalement, en termes de population) le même comportement, c'est un peu courir après des chimères. Si on pouvait consacrer toute cette énergie développée dans ce débat pour essayer d'aider les jeunes homos qui se suicident chaque année 4 à 7 fois plus que les jeunes hétéros, ça pour moi c'est un emploi efficace de notre "hargne" et de notre "détermination".
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Ghyom
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26-04-2008 08:20
Merci filouchet, c'est exactement ce que je pense.
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filouc...
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26-04-2008 02:41
"De plus, le don du sang n'étant pas rémunéré en France, c'est donc un acte d'Amour et de Solidarité, donc on pourrait s'attendre à ce que personne ne souhaite transmettre du sang impropre à la transfusion."
Pour la même raison, il n'est pas étonnant que d'autres s'insurgent d'être exclus de facto de cet acte d'Amour et de Solidarité (chez moi, à 18 ans, on prends sa carte d'élécteur et on donne son sang, devoirs citoyens) alors qu'ils sont bien placés pour savoir leur sang propre à la transfusion compte-tenu de leur vie conjugual classique quoiqu'homosexuel, non? et d'entendre par ailleurs que les centres de transfusion sont proches de la pénurie...
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Art-of...
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25-04-2008 16:46
C'est clair que ça fout les boules d'être classé de facto dans population à risque, interdit de donner le sang, tout ça. Mais il faut dépasser sa petite existence & son ego dans ce cas précis : il s'agit de sauver des vies, ou en tout cas aider des malades nécessitant des transfusions. Le truc qui m'a choqué, perso, c'est de lire que le Danemark a bien tenté de laisser les homos masculins donner leur sang et PAF ça aura conduit à une contamination avérée... Il vaut bien mieux en effet que cette restriction perdure, jusqu'à ce qu'ils trouvent un moyen de tester le sang instantanément... ça finira bien par arriver.
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Mapaul
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25-04-2008 16:22
Pour le risque zéro, c'est impossible, d'accord, mais quand même, il y a peut-être une marge entre le zéro et l'infini (puisqu'on est dans les chiffres) ?
Mais, Gyom, en voilà du vécu, tu n'as pas d'explication ? De quel "profil" s'agit-il ? Comment a-t'on pu déterminer ton "profil"...
Il est vrai que je n'ai pas connu les questionnaires préalables au don de sang...
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Ghyom
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25-04-2008 14:00
Principe de précaution, c'est bien joli, mais dans ce cas il ne faut prélever du sang qu'à une population qui présente un risque nul... Quelqu'un à une idée ? Pas moi !
A 15 ans j'ai voulu donner mon sang lors d'une collecte au lycée, il m'a été dit que j'étais trop jeune et qu'il fallait être majeur. J'ai répondu qu'ils étaient bien bêtes de refuser du sang d'un vierge non toxicomane non transfusé... A 18 ans j'ai voulu donné mon sang lors d'une collecte à la fac, il m'a été demandé si j'avais des relations homosexuelles, j'ai répondu que je n'avais pas de pratiques à risque, le médecin m'a souri et pendant un an j'ai pu faire des dons de sang et de plasma de façon très régulière. Au bout d'un an, je n'ai plus été sollicité, et lorsque j'ai voulu prendre rendez-vous pour un nouveau don, on m'a répondu que mon "profil" ne me permettait pas de le faire.
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coulis...
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25-04-2008 13:45
Alors là on va complètement changer de sujet ! Contrairement à celles et ceux qui les manipulent, s'en réclament ou s'en méfient, les chiffres (et les nombres) n'ont pas de nationalité, de sexe, d'appartenance religieuse, de préférences sexuelles, de croyances, d'états d'âme, ...
Le chiffre est pur et dur ! Toute une partie des Mathématiques génèrent des résultats avec une certitude et une répétitivité absolues, pourvu que les conditions de départ soient les bonnes.
Quand on en arrive aux statistiques et probabilités, la certitude s'estompe, et c'est normal parce que si on était sur, on n'aurait pas besoins de ça. Tout peut prêter à caution: - le choix de l'échantillon qui servira aux calculs - la véracité des informations (quand l'échantillon est humain, il peut dire la vérité ou bien il peut mentir, et de manière non forcément prévisible) - en ce qui concerne les calculs, ça fait suffisamment longtemps que des gens d'origines diverses se penchent dessus pour que cela me donne confiance. - et ensuite il y a l'interprétation des résultats, qui peut être très simple voire simpliste (x% des gens qui partent en week-end mangent de la pizza en rentrant le Dimanche soir), mais aussi beaucoup plus compliqué quand on essaye de corréler plusieurs informations pour en créer une nouvelle (du genre tu as une stat sur les proprietaires de chiens, une autre sur les gens qui boivent trop, et tu arrive a en déduire une stat qui dit que x% des proprietaires de chiens ont un problème avec l'alcool)
Donc pour moi le danger se situe à la source (quel type d'informations et comment ont-elles été recueillies) et là c'est très dur de savoir, et en fin de chaîne, mais là c'est plus simple, il suffit d'avoir accès au rapport scientifique et pas aux interprétations des journalistes et autres spécialistes de tous bords.
Et en ce qui concerne le débat, je suis aussi partisan du principe de précaution ... marre de voir des gens crever de maladie de Kreutzfeld-Jacob, du prion, ou bien du Sida, alors qu'ils n'avaient pas pris de risques particuliers. De plus, le don du sang n'étant pas rémunéré en France, c'est donc un acte d'Amour et de Solidarité, donc on pourrait s'attendre à ce que personne ne souhaite transmettre du sang impropre à la transfusion.
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