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Méditation » Indice de bonheur?

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danoune
31-10-2007 16:45

Reconnaissant al quete du bonheur comme la quete la plus universellemetn partagée par tous les etres vivants, les traditions bouddhistes développent une autre approche du bonheur probablement à la fois plus claire, plus définie que la notre mais plus difficile à se représenter et difficile à atteindre (sutout pour les occidentaux que nous sommes :-(( ).

Ainsi ce texte de Guendune Rinpoché :

(Lama Guendune Rinpoché est originaire de la province du Kham, dans le Tibet oriental. Après une trentaine d'années de retraite solitaire, il a été envoyé pour enseigner le dharma en occident. Il a fondé le centre Dhagpo Kagyu Ling en France, et est mort le 31 octobre 1997 au Bost en France)


"Le bonheur ne se trouve pas
avec beaucoup d'effort et de volonté
mais réside là, tout près,
dans la détente et l'abandon.
Ne t'inquiète pas, il n'y a rien à faire.
Tout ce qui s'élève dans l'esprit
n'a aucune importance
parce que n'a aucune réalité.
Ne t'y attache pas.
Ne te juge pas.
Laisse le jeu se faire tout seul,
s'elever et retomber, sans rien changer,
et tout s'évanouit et recommence à nouveau, sans cesse.
Seule cette recherche du bonheur nous empêche de le voir.

C'est comme un arc-en-ciel
qu'on poursuit, sans jamais le rattraper
parce qu'il n'existe pas, qu'il a toujours été là
et t'accompagne à chaque instant.
Ne crois pas à la réalité des expériences bonnes ou mauvaises,
elles sont comme des arc-en-ciel.
A vouloir l’insaisissable, on s'épuise en vain.
Dès lors qu'on relâche cette saisie,
l'espace est là, ouvert, hospitalier et confortable.
Alors profites-en ! Tout est à toi, déjà. Ne cherche plus.
Ne va pas chercher dans la jungle inextricable
l'éléphant qui est tranquillement à la maison.

Rien à faire
Rien à forcer
Rien à vouloir
Et tout se fait tout seul."


Mais c'est aussi dans un petit pays profondément bouddhiste, le Bouthan, que s'est développé l'indice de "Bonheur National Brut" dont les autorités se servent pour prendre les décisions de développemetn du pays.


"Le Bhoutan ou le bonheur national brut
«S'il ne s'agissait du Bhoutan, le concept de "Bonheur national brut" serait probablement mort et enterré. Le Bhoutan, petit royaume himalayen (superficie : 47 000 km2, population : 2 200 000 h. majoritairement bouddhistes, pouvoir d'achat ajusté: $1300 US per capita), est le seul pays du monde à avoir adopté cet indicateur comme mesure officielle du bien-être de sa population.

L'approche adoptée il y a plusieurs années par le roi Jigme Singye Wangchuck, préconise une mesure holistique du développement humain. Elle repose sur quatre principes fondamentaux auxquels le gouvernement attache une importance égale :
– croissance et développement économiques ;
– conservation et promotion de la culture ;
– sauvegarde de l'environnement et utilisation durable des ressources naturelles, et ;
– bonne gouvernance responsable.

Pour le premier ministre du royaume bhoutanais, « la poursuite du "Bonheur national brut" a produit de riches dividendes pour notre peuple. » « Le Bhoutan, ajoute-t-il, a atteint un progrès économique soutenu sans compromettre l'intégrité de notre environnement et de notre culture. Nous avons été en mesure de conserver bien plus des 60% de superficies émergées sous couvert forestier requises par nos lois. Nous avons exploité des voies plus durables de croissance économique comme l'essor des installations hydroélectriques et des ressources d'écotourisme, tout en renonçant délibérément aux gains économiques à court terme de la coupe et de la vente de bois d'œuvre. En conséquence, nous sommes en mesure de créer des revenus considérables tout en protégeant les bassins versants et l'habitat de la flore et de la faune. De même, nous avons accordé l'attention qui lui est due à la conservation de nos riches traditions et de notre culture que nous estimons fondamentales pour préserver l'identité et l'âme de notre peuple. »"


Plsu d'info sur :

http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Bhoutan

http://www.kingdomofbhutan.com/

http://en.wikipedia.org/wiki/Bhutan

http://www.bhutan.gov.bt/government/index.php

Bonne lecture...

Dan

 
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filouc...
30-10-2007 22:14

Une notion subjective et relative

L’écrivain et homme politique français André Malraux disait : « Le bonheur est pour les imbéciles », en ce sens qu’il est utopique de croire qu’on peut atteindre un état absolu alors qu’on se trouve dans un monde relatif. Et qu’il faut être un parfait imbécile pour croire y parvenir un jour.
« On devrait mourir lorsqu’on est heureux » chantait Jacqueline Dulac en démontrant bien la difficile, voire impossible quête que représente l’atteinte du bonheur parfait ainsi que l’ultime valeur de cet état.
De nombreux philosophes, intellectuels et chercheurs se sont prononcés sur la question du bonheur, et la seule conclusion sur laquelle tous s’entendent, c’est que le bonheur est une notion subjective et relative. Et c’est parce qu’elle est si subjective et relative que tant de discussions et de débats entourent l’hypothétique définition du bonheur et surtout, les différents moyens de l’atteindre.

Le bonheur, paradoxe social

De nos jours, le bonheur semble davantage tourné vers l’externe que vers l’interne, et l’image de la réussite que nous impose la société est telle qu’un aveu de non-bonheur équivaut à celui d’avoir échoué sa vie. C’est sans doute ce qui explique un certain paradoxe qui veut que la vaste majorité des individus a tendance à s’estimer heureux ou très heureux, alors que la vie de tous les jours nous envoie de plus en plus de signes contraires.
Plusieurs penseurs critiquent la société contemporaine et ses différentes exigences, davantage axées sur la consommation, sur la notion de l’avoir plutôt que sur celle de l’être et sur l’obligation de performance, comme si le mieux ne pouvait s’obtenir que par le plus.
Certains prétendent même que les nombreux plaisirs de la société moderne, artificiels, sensationnels et éphémères, masquent la vraie recherche du bonheur, éloignent l’individu d’une spiritualité minimale mais essentielle et réduisent le bonheur à une notion simpliste, matérialiste et quantifiable

Le bonheur, une question d’aptitude et d’attitude


L’atteinte du bonheur serait-elle liée à la capacité de chacun d’accepter ou de refuser la vie telle qu’elle est? Existe-t-il des personnes qui disposent d’une plus grande aptitude au bonheur que d’autres?
Abraham Maslow, le père de la psychologie dite « humaniste », croit que oui. Il identifie deux facteurs essentiels qui définissent cette aptitude au bonheur : régler des problèmes concrets plutôt que vivre replié sur soi et échapper aux normes sociales ou aux conditionnements sociaux.
En outre, il affirme que l’on obtient le bonheur en accédant à un degré supérieur de réalisation de soi.
Il existe également plusieurs autres modèles et théories qui valorisent entre autres la recherche et la concentration sur le « moment présent » pour atteindre un certain niveau de bonheur. En fait, toute activité, quelle qu’elle soit, qui exige une concentration de l’attention ici/maintenant nous rapprocherait de cet état, l’objectif étant de réussir à recréer ces conditions le plus souvent possible dans la vie de tous les jours. Cette attitude devient alors une sorte de philosophie, le bonheur prenant sa source dans une foule de petits gestes quotidiens.
Le bonheur peut également s’exprimer à travers une « participation cosmique » ou le sentiment de participer à quelque chose de plus grand que soi, quelque chose qui à la fois nous englobe et nous contient. On réfère ici au sens même de la vie et à une définition beaucoup plus spirituelle du bonheur.
D’un point de vue plus existentiel, le bonheur ne serait-il accessible que dans l’au-delà, après la mort? Certains croient que oui et que notre passage sur la terre ne serait qu’une étape préparatoire. Pour ces penseurs, ce n’est pas le but qui compte, mais le cheminement vers ce but.
Mais la plupart des penseurs et intellectuels s’entendent pour dire que le bonheur n’arrive pas tout seul. Il exige un travail sur soi. Le monde que nous avons dans la tête n’est pas le monde réel, et c’est l’opposition entre les deux qui nous rend malheureux. La dissonance et l’illusion ne sont jamais bonnes à entretenir, et il faut s’acharner afin que le monde que nous avons dans la tête soit le plus proche possible de celui qui est réel.

Une évaluation personnelle


Alors! Le bonheur est-il un concept abstrait, une réalité concrète, ou vacille-t-il entre l’un et l’autre? Il n’est certes pas facile de le cerner, de le circonscrire et encore moins de le définir. Ce n’est d’ailleurs pas le but de l’IRB (indice relatif de bonheur), nous n’en avons pas la prétention. C’est cependant son évaluation qui nous intéresse, une évaluation qui prend toute sa source dans la perception des individus face à eux-mêmes et à la vie qu’ils mènent.
Et qui sait, peut-être trouverez-vous sur ce site des éléments qui vous aideront dans votre cheminement personnel…

Dernière modification par filouchet (19-12-2007 18:53)

 
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