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tehboi
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18-09-2007 04:16
Lindo a écrit:Ne sois pas condescendant. Attention, la petitebourgeoisite chronique est au seuil de ta porte. On reparlera de tout ça dans quelques années.
1. Lire la première phrase. 2. Lire la troisième phrase. 3. Rire.
Oui je suis un jeune con et toi un vieux sage. Merci, bonne soirée.
Lindo a écrit:Qui plus est, les je-te-fais-remarquer les phrases mal formulées et à la va vite sont des arguments de poids (tout le monde le sait) dans un échange de point de vue.
Alors si tout le monde le sait, ça doit être vrai hein...
Je comprends pas bien de quoi tu parles, en fait. Du fait de te poser des questions sur ce que je ne comprends pas dans tes réponses et te faire remarquer le contresens que tu as fait sur une des miennes ? Bah ça me semble être un truc pas inutile, dans un échange de points de vues, de comprendre ce que dit l'autre et de s'assurer d'être bien compris par lui, si ?
edits : essayer de faire des phrases compréhensibles et sans phôttes
Dernière modification par tehboi (18-09-2007 04:34)
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Lindo
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18-09-2007 04:12
PS : Oui, il faut te mettre ton militantisme sous le nez. Jusqu'à preuve du contraire tu fais salon avec moi depuis un moment et tu n'es pas dans la rue.
Oui, les leçons du genre "il y a ceux qui se mobilisent" d'un côté et " les petits-bourgeois qui s'indignent mollement" de l'autre, ça me casse les couilles. C'est manichéen, c'est adolescent.
Qui plus est, les je-te-fais-remarquer les phrases mal formulées et à la va vite sont des arguments de poids (tout le monde le sait) dans un échange de point de vue.
Ne sois pas condescendant. Attention, la petitebourgeoisite chronique est au seuil de ta porte. On reparlera de tout ça dans quelques années.
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tehboi
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18-09-2007 03:55
Je ne te prends pas pour une quetsche, c'est pénible ça. Tu fais un contresens majeur de mon propos, autorise moi à te le faire remarquer.
Lindo a écrit:Tehboi, 1) "On ne fait pas une analyse politique avec un pochoir. On fait un pochoir" ou 2) "En fait, c'est ça qui m'amuse, de façon générale. J'ai l'impression de lire une indignation molle, un peu petit-bourgeoise".
1) Sur ce pochoir, il y a juste un rappel historique et une mise en perspective avec l'histoire politique actuelle, mais à part ça, c'est juste du graphisme et un pochoir.
Ce n'est pas "juste" du graphisme. C'est du graphisme. Le graphisme, jusque à nouvel ordre, a pour objet de produire du sens à partir d'élements graphiques, pas de produire des analyses.
Lindo a écrit:2) tu as bien écris cette phrase? rassures-moi à ton tour.
Oui. 'ne comprends pas le problème que cette phrase te pose.
Lindo a écrit:Oui, il y a des sujets qui m'interpellent. Que je prends au premier degré car je les juge importants et que les mots ne sont pas anodins, pas plus que le graphisme d'un pochoir qui représente une croix gammée et qui ouvre l'hypothèse de savoir si à Paris en 2007 c'est la même chose qu'à Berlin en 1933. Question de sensibilté ou perméabilité sans doute.
C'est un peu ce que je viens de dire : on ne sera pas d'accord sur ce point, même pas sur la nature de la réponse qui peut être produite à ce genre de propositions. Je peux te rerererépondre la même chose et tu feras de même. ça manque cruellement d'interêt.
(Désolé si tu me trouves sec, ce n'est pas mon but. Le sujet me tient à coeur - je pense que ça se voit - mais il n'y a pas d'attaque personnelle dans mon propos)
Dernière modification par tehboi (18-09-2007 03:58)
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Lindo
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18-09-2007 03:46
Tehboi,
Ne me prends pas pour une quetsche, STP. Non, en effet, je ne comprends pas quand tu dis que, je cite :
1) "On ne fait pas une analyse politique avec un pochoir. On fait un pochoir" ou 2) "En fait, c'est ça qui m'amuse, de façon générale. J'ai l'impression de lire une indignation molle, un peu petit-bourgeoise".
1) Sur ce pochoir, il y a juste un rappel historique et une mise en perspective avec l'histoire politique actuelle, mais à part ça, c'est juste du graphisme et un pochoir.
2) tu as bien écris cette phrase? rassures-moi à ton tour.
Oui, il y a des sujets qui m'interpellent. Que je prends au premier degré car je les juge importants et que les mots ne sont pas anodins, pas plus que le graphisme d'un pochoir qui représente une croix gammée et qui ouvre l'hypothèse de savoir si à Paris en 2007 c'est la même chose qu'à Berlin en 1933. Question de sensibilté ou perméabilité sans doute.
Enfin bon...
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tehboi
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18-09-2007 02:51
Lindo a écrit:Tehboi,
Non ce n'est pas qu'un pochoir. Toi-même tu as proposé ta lecture et pour en arriver à la conclusion qu'heureusement, il y a des gens qui interpellent la petite-bourgeoisie et que ça te rassure. Bravo, on a bien avançé.
Rassure moi, là : Tu as fait voeu de ne rien comprendre à ce que j'écris ?
J'ai écrit "Effectivement, il est possible que certainEs se contentent de le regarder d'un air de dédain en disant que mais voyons, c'est inadmissible. Je ne pense pas qu'on puisse quoi que ce soit contre les petitEs-bourgeoiSEs."
Grosso modo (explication simple) : j'écris qu'on ne peut rien contre, tu comprends que ça les interpelle. Y'a pas comme une légère contradiction là hein ?
Lindo a écrit:C'est le procédé qui me choque, c'est son contenu. C'est une proposition d'analogie qui me débecte car elle est simpliste. Et s'il faut répondre à la question du pochoir : alors c'est non, nous ne sommes pas en 1933 à Berlin. Non, les sans-papiers ne sont pas déportés et gazés. Oui, ils font face à des situations dramatiques et on fragilise leurs vies. Prendre la souffrance des uns pour illustrer celle des seconds est un procédé qui pue. Je me fais un devoir de résister à la surenchère de la souffrance.
BOn ben il semble bien qu'on ne sera jamais d'accords sur l'interprétation à donner à ce point. Mais je vois que tu est très à l'aise dans le premier degré ^_^
Lindo a écrit:Et non, tu n'as pas le monopole du militantisme. D'autres l'ont fait avant toi, d'autres le feront aussi après. Essaye de rester humble.
Je passe sur le pénible giscardisme, mais je ne pense pas être si militant que ça.. Un peu de temps en temps. Encore heureux de ne pas être le seul, justement. Ce qui m'est pénible, ce n'est pas que tu ne partages pas ma conception du militantisme (ça pour le coup ça m'ennuierait plutot au contraire), c'est cette critique creuse, inutile et décontextualisée, d'un acte militant. Point. Rien de personnel.
Et oui, s'indigner dans un salon de ce que font les gens dans la rue, c'est petit bourgeois. Sauf argument solide, ne reviendrais pas là dessus. (et pas de gnagnagna ça enrichit le militantisme en permettant une analyse critique des outils gnagnagna, pitié)
EOT, then.
edits : paragraphe ajouté, pas-de-s-à-l'impératif
Dernière modification par tehboi (18-09-2007 03:17)
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Lindo
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18-09-2007 02:13
Tehboi,
La discussion de salon te plait vraisemblablement. Et pour faire salon, il faut être au moins deux. Non ce n'est pas qu'un pochoir. Toi-même tu as proposé ta lecture et pour en arriver à la conclusion qu'heureusement, il y a des gens qui interpellent la petite-bourgeoisie et que ça te rassure. Bravo, on a bien avançé.
C'est le procédé qui me choque, c'est son contenu. C'est une proposition d'analogie qui me débecte car elle est simpliste. Et s'il faut répondre à la question du pochoir : alors c'est non, nous ne sommes pas en 1933 à Berlin. Non, les sans-papiers ne sont pas déportés et gazés. Oui, ils font face à des situations dramatiques et on fragilise leurs vies. Prendre la souffrance des uns pour illustrer celle des seconds est un procédé qui pue. Je me fais un devoir de résister à la surenchère de la souffrance.
Oui, je réfléchis aussi. Oui j'ai milité longtemps aux côtés des sans-papiers. Oui, je réclame la régularisation des sans-papiers. Oui, j'ai voté contre Sarko. Oui, j'ai voté pour le PS aux deux tours malgré leur manque de courage patenté.
Et non, tu n'as pas le monopole du militantisme. D'autres l'ont fait avant toi, d'autres le feront aussi après. Essaye de rester humble.
Best regards,
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tehboi
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17-09-2007 17:13
Lindo a écrit:Tehboi,
Merci pour l’explication de ton propos avec l’aide de Debord, car je n’avais pas vu le rapprochement. Pourtant le pochoir est clair : « Paris 2007 ? » Oh, je n’avais pas vu le point d’interrogation….
Je continue d’affirmer que le rapprochement est disproportionné. Le contexte n’est pas le même. On parle ici d’un contexte précis (Paris 2007) : n’y a t-il que des Sans-Papiers à Paris ?
Tu voulais sans doute écrire : "N'y-a-t'il des sans papiers qu'à Paris", nan ? Sinon j'ai pas compris. Y'avait pas des Juifs Tziganes pédégouines malades mentaux qu'à Berlin.
Lindo a écrit:Voilà pour le premier point qui semblerait n’être circonscrit qu’à Paris. Alors que la douloureuse question des sans-papiers pose aussi une question bien plus ouverte : celle de la mondialisation et des migrations.
Mais pourquoi une question serait-elle douloureuse ? Pour éviter d'avoir à y réfléchir ?
Lindo a écrit:Et la question n’est pas neuve, le PS a eu le temps quand il était au pouvoir de changer la donne, de mettre en place une politique solidaire et ouverte, de travailler sur les questions de développement. Il est facile, après les élections de sonner la charge contre Sarko et sa bande. Mais une fois encore il est question de morale. Avec ce type d’interpellation on fait peser toutes les responsabilités sur lui, on le diabolise et on le renforce (Le Pen, sur ses questions là, a été un bon prof pour Sarko). La responsabilité incombe aussi à la gauche, à ceux qui se sentent de gauche comme moi.
C'est pas faux. Mais c'est du graphisme, pas une analyse politique, je suis sur qu'à côté de ce beau pochoir tu pouvais trouver un kiosque à journaux et acheter le monde diplo. Et là tu aurais eu une analyse précise. ChacunE lutte avec ses moyens, avec ses outils, avec sa sensibilité. Le vrai problème, c'est ceulles qui ne luttent pas. Je préfère un graphiste qui émet une proposition intéressante (qui provoque la réflexion, même si tenir salon sur Zelink me semble une réflexion d'une puissance relative, mais bon) à quelqu'unE qui se contenterait de ne rien faire parce qu'il ne comprend rien et que ça ne le regarde pas. Le silence des pantoufles est plus effrayant que le bruit des bottes, c'est pas moi qui l'ai dit mais je partage.
(Et Sarkozy est quand même l'homme des quotas, à ma connaissance. Les quotas aussi, c'est un truc qui peut justifier le rapprochement, un peu, nan ?)
Le jeu de ce truc est un procédé de pub : En choquant à première lecture, il tente vaguement d'attirer l'attention de son spectateur. La différence avec la pub, c'est qu'il ne propose que des questions, pas des réponses. Et encore moins de te vendre un truc.
Lindo a écrit:En effet, Sarko pratique un discours manichéen car audible par le plus grand nombre. Oui il travaille les peurs des Français au corps pour nous faire croire que lui à la solution. Jouer avec les analogies du même type peut s’avérer dangereux.
Laisse tomber pour le yasperme. C’est juste que ta comparaison m’a semblé tomber de nulle part.
c'pourtant simple : l'analogie yaourt-sperme me semble avoir beaucoup moins de fondements que celle proposée par le pochoir. Pourtant la seconde te choque, pas la première.
En fait, c'est ça qui m'amuse, de façon générale. J'ai l'impression de lire une indignation molle, un peu petit-bourgeoise, face à une proposition graphique dont on pense ce qu'on veut, certes, mais qui a au moins la qualité d'une grande sincérité. Le fond est là : Les amalgames que fait la pub, la "conception de la vie" qu'elle propose me font vomir au quotidien. Ce pochoir, même en admettant sa maladresse, me fait plutot du bien : Il me démontre qu'il reste des invidualités en lutte. Et c'est rassurant, apaisant. Ça laisse à penser qu'à 1+1+1+1+.... on peut peut être finir par arrive à quelque chose. C'est comme ça que se construit une résistance.
Lindo a écrit:Oui, la machine de l’exclusion est en route, et depuis un moment. On peut en effet poser la question de la similarité, mais autant être précis quand on essaye de jouer avec des analogies. Car dans ce pochoir, malgré le questionnement qui pourrait faire réfléchir quelques-uns, c’est bien une situation politique (Paris en 2007 /La France en 2007?) qui saute aux yeux. Et c’est bien ça qui me pose problème. On utilise une situation bien contextualisée, marquante et douloureuse (Berlin 1933) pour illustrer d'autres faits douloureux. Comme si les sans-papiers ne souffraient pas déjà assez. Histoire que l'on comprenne bien qu'ils souffrent, on compare la situation à celle de Berlin en 1933.
Ce n'est pas "histoire qu'on comprenne bien qu'ils souffrent". Le monde entier se branle de savoir qui comprend quoi. C'est :
1. Oui, la question des similarités. A mon avis question très juste à poser. J'y ai répondu en partie, il y'a plein de lectures qui peuvent étayer cette réflexion, en vrac Arendt, Anders, Klemperer... 2. J'ai répondu plus haut sur la précision : On ne fait pas une analyse politique avec un pochoir. On fait un pochoir. Effectivement, il est possible que certainEs se contentent de le regarder d'un air de dédain en disant que mais voyons, c'est inadmissible. Je ne pense pas qu'on puisse quoi que ce soit contre les petitEs-bourgeoiSEs. Ou alors avec d'autres outils que celui là. De ce fait, il n'y a pas d'échec puisque il n'y avait pas de réussite possible.
Lindo a écrit:Et la faute à qui tout ça? A Sarko, eh bien voyons. En rejetant tout sur lui, on se rachète une conscience au pris d'un pochoir.
Ça, c'est toi qui interprètes. Et toi, tu te rachètes une conscience au prix d'un échange de salon sur Zelink ? Alors que tu pourrais prendre un carton fort, une ou deux bombes de montana et une nuit blanche (7€ de budget pour le tout) et aller répondre, ou émettre tes propositions.
Lindo a écrit:Es-tu l'auteur de cette "oeuvre"?
Pas de celle là, non.
Lindo a écrit:PS : je déteste le travail de Buren. Il ne me touche pas.
Bouarf, c'était pas mal... y'a 40 ans 
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Lindo
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17-09-2007 16:02
Tehboi,
Merci pour l’explication de ton propos avec l’aide de Debord, car je n’avais pas vu le rapprochement. Pourtant le pochoir est clair : « Paris 2007 ? » Oh, je n’avais pas vu le point d’interrogation….
Je continue d’affirmer que le rapprochement est disproportionné. Le contexte n’est pas le même. On parle ici d’un contexte précis (Paris 2007) : n’y a t-il que des Sans-Papiers à Paris ? Voilà pour le premier point qui semblerait n’être circonscrit qu’à Paris. Alors que la douloureuse question des sans-papiers pose aussi une question bien plus ouverte : celle de la mondialisation et des migrations. Et la question n’est pas neuve, le PS a eu le temps quand il était au pouvoir de changer la donne, de mettre en place une politique solidaire et ouverte, de travailler sur les questions de développement. Il est facile, après les élections de sonner la charge contre Sarko et sa bande. Mais une fois encore il est question de morale. Avec ce type d’interpellation on fait peser toutes les responsabilités sur lui, on le diabolise et on le renforce (Le Pen, sur ses questions là, a été un bon prof pour Sarko). La responsabilité incombe aussi à la gauche, à ceux qui se sentent de gauche comme moi.
En effet, Sarko pratique un discours manichéen car audible par le plus grand nombre. Oui il travaille les peurs des Français au corps pour nous faire croire que lui à la solution. Jouer avec les analogies du même type peut s’avérer dangereux.
Laisse tomber pour le yasperme. C’est juste que ta comparaison m’a semblé tomber de nulle part.
Oui, la machine de l’exclusion est en route, et depuis un moment. On peut en effet poser la question de la similarité, mais autant être précis quand on essaye de jouer avec des analogies. Car dans ce pochoir, malgré le questionnement qui pourrait faire réfléchir quelques-uns, c’est bien une situation politique (Paris en 2007 /La France en 2007?) qui saute aux yeux. Et c’est bien ça qui me pose problème. On utilise une situation bien contextualisée, marquante et douloureuse (Berlin 1933) pour illustrer d'autres faits douloureux. Comme si les sans-papiers ne souffraient pas déjà assez. Histoire que l'on comprenne bien qu'ils souffrent, on compare la situation à celle de Berlin en 1933. Et la faute à qui tout ça? A Sarko, eh bien voyons. En rejetant tout sur lui, on se rachète une conscience au pris d'un pochoir. Es-tu l'auteur de cette "oeuvre"?
PS : je déteste le travail de Buren. Il ne me touche pas.
Best regards.
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tehboi
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16-09-2007 14:57
Lindo a écrit:Theboi, Belle rhétorique, mais un peu léger, comme le rapprochement. S'il s'agit juste de faire de la provoc contre une société embourgeoisée, à la façon punk-arty, soit. Ca reste light. Oui, parfois, il faut de la mesure dans l'expression d'un propos, un peu de morale.
Pas complètement d'accord. De la même façon, quand Debord s'attribue le "ne travaillez jamais" écrit rue de Seine à Paris, il ne s'agit pas de dire qu'il ne faut jamais travailler. C'est un questionnement déguisé en ordre, pas un ordre.
Lindo a écrit:Oui ne serait-ce que poser la question d'un rapprochement entre ces deux période est disproportionné.
Si on juge la question, maintenant...
Lindo a écrit:C'est toute la France qui est visée par la politique de Sarko (il faut bien dire son nom, n'est-ce pas?) et non pas une communauté.
Non. Sarko joue un jeu d'exclusion et de sélection, entre la France qui se lève tôt et les profiteurs, entre les français et les sans-papiers, entre les gens bien et la racaille et, en prétendant s'opposer aux communautarismes, il les nourrit pour mieux diviser. Il y'a sélection, il y'a division. Même si les modalités ont changé, même si la finalité n'est plus la même, la méthode de constitution du (des) bouc(s) émissaire(s) reste la même. Pour les sans-papiers, l'usage des arguments économiques pour justifier un traitement inhumain justifie pleinement l'analogie : oui, on faisait ça dans les années 30 en Allemagne.
Lindo a écrit:Par ailleurs, il est assez intéressant de voir que des lèvres dégoulinates de yasperme ne sont pas à ton (bon) goût. Pourtant c'est un fantasme partagé par beaucoup de Français.
Tu me lis mal, je n'ai à aucun moment dit que ce n'était pas à mon goût, j'ai dit que c'était un rapprochement crétin. Ça fait appel à la zone du cerveau situé quelque centimètres sous le nombril du mâle moyen, point. (Mais sinon le sperme je kiffe grave hein)
Lindo a écrit:Pour finir, tu te trompes quand tu affirmes: "Il serait intéressant de cesser de sacraliser le plus grand crime de l'Histoire". Non, il ne s'agit pas de sacraliser quoi que ce soit. Mais d'un peu de respect, de mémoire. Quand je disais que cette image pouvait provoquer l'inverse de ce que son auteur en attend. je parle de mémoire .Car c'est bien la question de ce pochoir. A t-on une situation similaire à celle de 1933? Cela pourrait-il nous arriver en 2007? Inverse la question, et demande toi si les personnes qui ont vécu cette situation la trouvent similaire à celle de 2007. Je ne pense pas. Lire correctement le passé aide à penser l'avenir.
Le problème, c'est justement cette demande de similarité. Ce sont les modes de (non-)pensée qui peuvent être similaires ou proches, et pas des situations politiques. Si tu attends qu'on écrive "Juif" sur les boutiques pour dire que oui, il faut peut être s'inquiéter d'une remontée du nazisme, tu as le temps d'attendre, effectivement. Nous n'aurons jamais de clones du III° Reich. Mais quand des moteurs voués à l'exclusion se remettent en route, que la vie, la santé et la dignité d'individus sont mis en danger sous des prétextes abstraits (principalement économiques, ici), oui, on peut poser la question
(encore une fois, je ne vois pas d'affirmation dans ce poch', juste un questionnement)
Lindo a écrit:A défaut de mesure ou de bon goût (sic), un peu de nuance et d'exactitude n'a jamais fait de mal à personne.
Bouarf.... Je laisse l'exactitude aux horlogers.
Lindo a écrit:PS : et si on parlait vraiment d'art politique la prochaine fois?
Oh oui, parlons de Daniel Buren !
Rires dans la salle
Lindo a écrit:Best regards.
Love & Kisses
Dernière modification par tehboi (17-09-2007 00:28)
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Lindo
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16-09-2007 09:20
Theboi,
Belle rhétorique, mais un peu léger, comme le rapprochement. S'il s'agit juste de faire de la provoc contre une société embourgeoisée, à la façon punk-arty, soit. Ca reste light. Oui, parfois, il faut de la mesure dans l'expression d'un propos, un peu de morale.
Oui ne serait-ce que poser la question d'un rapprochement entre ces deux période est disproportionné. C'est toute la France qui est visée par la politique de Sarko (il faut bien dire son nom, n'est-ce pas?) et non pas une communauté.
Par ailleurs, il est assez intéressant de voir que des lèvres dégoulinates de yasperme ne sont pas à ton (bon) goût. Pourtant c'est un fantasme partagé par beaucoup de Français.
Pour finir, tu te trompes quand tu affirmes: "Il serait intéressant de cesser de sacraliser le plus grand crime de l'Histoire". Non, il ne s'agit pas de sacraliser quoi que ce soit. Mais d'un peu de respect, de mémoire. Quand je disais que cette image pouvait provoquer l'inverse de ce que son auteur en attend. je parle de mémoire .Car c'est bien la question de ce pochoir. A t-on une situation similaire à celle de 1933? Cela pourrait-il nous arriver en 2007? Inverse la question, et demande toi si les personnes qui ont vécu cette situation la trouvent similaire à celle de 2007. Je ne pense pas. Lire correctement le passé aide à penser l'avenir.
A défaut de mesure ou de bon goût (sic), un peu de nuance et d'exactitude n'a jamais fait de mal à personne.
PS : et si on parlait vraiment d'art politique la prochaine fois?
Best regards.
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