
Kidasat
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Lundi 13 août 2007 à 23:40
En surface, le paraître, toujours lisse, avec sourire et paillettes, et sous l’eau dans le silence, une nuée de jambes qui s’agitent comme autant de tentacules, pour rester en surface, ne pas perdre la face…
Au plus profond, le tumulte des sentiments, les remous de l’adolescence, et au dehors, une féminité exubérante, et des sourires figés.
Un premier film dur et juste sur les premiers émois de jeunesse et les affres de l’adolescence, au titre tout aussi poétique que l’œuvre elle-même.
(et oui, je l'ai vu ! Na na na na nèreuh !..)
"Pr moi" dit la réalisatrice (et oui, je l'ai interviewée ! ;-p), "la pieuvre, c’est la jalousie, le désir, la manifestation physique des sentiments – contradictoires, parfois – c’est ce ptit monstre qui se loge au creux du ventre et qui se manifeste de façon un peu tentaculaire, qui jette son encre… Et du coup, la première fois qu’on tombe amoureux, c’est le moment où naît la pieuvre et pr nos trois personnages, vraiment, c’est la naissance de la pieuvre.
C’est la personnification du désir et de l’amour…"
Un film qui est promis à devenir iconique dans les milieux lesbiens !
Alors que les films de mecs pullulent, très peu de films traitent du sujet d’un point de vue féminin, surtout aussi intelligemment.
"c’est aussi sur ce constat que y’avait vraiment une lacune de représentation, de fiction sur ces trajets que s’est fondé le désir de faire le film et de le faire en décalé, càd de pas du tout traiter du moment d’affirmation, de pas du tout traiter de ce truc un peu « héroïque » de dire ‘je suis comme ça’, non, de traiter du moment où ça émerge à la conscience et du coup de tordre le coup aux films de coming out, et le film se termine où tous les autres films sur le sujet commencent, parce que pour moi, la fin, c’est le début de la vie…"
Et quel début de vie !
Avec une première œuvre sélectionnée et primée à Cannes, la réalisatrice, tout comme son film, est promise à un bel avenir !
....Le reste en ligne... Soon !
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